La différence entre l'influence et la popularité
Vous vous rappelez les années de lycée ? Beaucoup d'entre nous préféreraient peut-être les oublier. J'imagine que ces années ont laissé aux veinards qui étaient populaires en secondaire des souvenirs impérissables pour le reste de leur vie. Mais qu'en tiraient-ils d'autre ? Cette popularité leur donnait-elle de l'influence ?
En y réfléchissant, je dirais que oui. Le lieu de sortie du samedi soir dépendait surtout de l'endroit choisi par le chef du groupe (le plus populaire) - sa préférence influençait le groupe. Cette même réalité a-t-elle cours dans les canaux de médias sociaux ?
90 % des professionnels du marketing répondant à une enquête récente de Vocus et Brian Solis ont tracé la frontière entre influence et popularité. Selon les commentaires du rapport, il semble que l'influence soit perçue comme sérieuse et la popularité comme amusante.
Voici un extrait du rapport :
L'influence stimule, motive, est constante et incite les gens à agir, tandis que la popularité est « branchée », parfois amusante et décroît facilement auprès d'un public changeant. « Aimer quelqu'un et écouter ce qu'il dit sont deux choses différentes », écrit un répondant. « La popularité est une expression de volume tandis que l'influence est une expression de valeur », explique un autre. Certains ont le sentiment tout simplement que la popularité n'est pas liée à l'influence. « Selon moi, par exemple, Simon Cowell d'American Idol a de l'influence, même s'il n'est pas très populaire », ajoute un troisième répondant.
Toutefois, en approfondissant un peu, nous trouvons que la limite entre l'influence et la popularité comporte des zones de gris. Ce n'est pas toujours une simple dichotomie entre le oui et le non. Par exemple, un répondant écrit : « L'influence est le niveau qui suit la popularité », faisant référence à un lien causal entre les deux concepts, tandis qu'un autre affirme : « Vous pouvez être populaire sans influence et vice versa. » - Livre blanc Vocus
Des réseaux plus petits et plus étroitement connectés, condition sine qua non de l'influence ?
Le rapport pondère ces zones de gris en offrant des scénarios et en demandant aux répondants de choisir la personne qui aurait le plus d'influence. Les résultats indiquent que la majorité des personnes interrogées (56 %) pense qu'une personne évoluant dans un réseau plus petit et plus étroitement connecté a plus d'influence qu'une autre avec un plus grand groupe de personnes moins étroitement connectées.
Pas besoin d'être populaire pour avoir de l'influence. Vous pouvez être la personne la plus méchante de la planète, si vous avez gagné des millions en bourse et que vous conseillez d'acheter un titre spécifique, vous aurez de l'influence.
Le rapport utilise une comparaison entre Lady GaGa et Bono pour illustrer la différence entre la popularité et l'influence, mais même dans cet exemple, il règne un certain flou. Personne ne peut nier que Bono a de l'influence ou que Lady GaGa est populaire. Mais a-t-elle de l'influence ? La réponse doit s'appuyer sur des résultats mesurables, n'est-ce pas ?
Bono a prouvé qu'il avait de l'influence par des résultats mesurables. L'avenir nous dira si Lady GaGa pourra, elle-aussi, utiliser sa popularité pour exercer une forte influence. Pour les spécialistes du marketing, cela peut simplement vouloir dire qu'être populaire, c'est bien, et qu'avoir de l'influence, c'est important, mais que pour avoir les deux il faut, avant tout, avoir quelque chose d'intéressant à offrir.
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